27 mai 2015

Le biotope du Brocoli et la régénération du phosphore dans les sols compactés.


Le Brocoli sauvage, Cardaria draba, Lepidium draba.
Le Brocoli est un légume fleur. Il en est de même pour le chou-fleur (brassicacées), le chou romanesco (brassicacées) et les artichauts (astéracées). D'ailleurs, si vous les laissez à maturité, une myriade de fleurs jaunes ou blanches s'épanouissent, ou une énorme fleur violette pour les artichauts. L'énorme boule blanche ou verte que l'on mange est en fait une multitude de boutons floraux ramifiés en corail. Alors que pour les choux, on mange d'énormes "bourgeons" de feuilles.

C'est une plante thermophile, qui aime la chaleur. On la trouve dans les zones rudérales exposées aux UVs, dans des sols calcaires et souvent compactés. Son rôle principal est de réactiver le cycle du phosphore, qui est souvent bloqué dans le sol ou qui fuit dans les nappes phréatiques en cas d'érosion. L'érosion, le compactage, la sécheresse et la mort des sols sont les quatre stress majeurs de ces milieux, auxquels sont adaptés les Brocolis.

Le Brocoli sauvage est une plante rhizomateuse, qui se multiplie végétativement dans la terre, en plus de ses graines.

Le Brocoli concentre le potassium, le phosphore et produit des oméga 3 qu'il restitue au sol, en se décomposant ou en étant mangé par les insectes, les rongeurs et les gastéropodes.

Les Brocolis poussent en compagnie de 1320 plantes compagnes qui tolèrent les sols calcaires, les zones sèches, chaudes et lumineuses, avec un faible pouvoir de rétention d'eau et une certaine tolérance à l’asphyxie.

La plante est fidèle à 34 herbacées en particulier de la famille des brassicacées, les convolvulacées, des papavéracées, des géraniacées, des astéracées, des amaranthacées, des fabacées, des poacées, des malvacées, des borraginacées et des plantaginacées.

>>> Dans un biotope cultivé, il est facile d'associer les brocolis avec les carottes, les salsifis, les scorsonères, les panais, la chicorée, les choux, les chénopodes, les épinards, la moutarde, les artichauts, les centaurées, le chardon marie, les coquelicots, les géraniums, le fumeterre, les renouées, l'oseille, les rumex crépues, les tomates, les salades, les fraises, les poireaux, les vesces, la luzerne, le mélilot, le trèfle, les pois, les fenouils, la mâche, les asperges, l'orge, l'avoine, le blé, le chiendent, la bourrache, le fumeterre, l'achilée millefeuille, le myosotis, les valérianes de perse, les stellaires, les marguerites, les camomilles, les calendulas selon la structure du sol plus ou moins rocheux ou sableux.

Le Brocoli sauvage s'associe en particulier avec les liserons des champs comme couvresol, et le coquelicot rouge comme comme fleur signal pour les insectes et régulateur d’appétence pour les rongeurs tout en permettant leur présence comme fertilisant, les fourmis, les chenilles et les escargots.

Toutes ces organismes ont la capacité de restaurer des sols labourés, érodés, compactés ou pollués aux nitrites et aux métaux lourds.

Découvrez la biodiversité des espèces comestibles qui poussent dans les zones agricoles dénaturées, comment cultiver tout en restaurant la vie du sol d'une zone en friche, en accompagnant un processus naturel de reconversion pour décompacter le sol et libérer le phosphore, le calcium et le potassium.





17 avr. 2015

Le biotope du Sureau noir et de l'Oreille des Bois.



Le Sureau noir, Sambucus nigra, fait partie de la famille des Adoxacées; comme les Viornes. C'est un arbrisseau très odorant et mellifère, dont on peut faire du miel. C'est un des arbustes sauvages très connu dont on consomme les fleurs (sans la corymbe) en salade, en tisanes, en beignet, et les fruits en tarte, en gelée, en confiture, en vin au goût de muscat, en vinaigre... Les sureaux sont des arbrisseaux des zones forestières fraîches et humides.

Il existe trois espèces de sureaux en Europe: le Sureau noir, Sambucus nigra (comestible), le Sureau Rouge en montagne, Sambucus racemosa, et le Sureau hièbles (toxique), Sambucus ebulus.

Le Sureau noir s'adaptent à 7 types de végétation selon les milieux. On le trouve aussi bien dans les clairières et les fruticées, notamment de prunelliers, dans les remblais et les zones agricoles, dans les ripisylves et les zones humides des sous bois. Il tolère des sols basiques ou acides, riches en eau et en azote. 

Le biotope cultivé du Sureau est propice à l'apiculture, la pisciculture, l'héliciculture, l'herboristerie, la parfumerie, le maraîchage, l'arboriculture, la myciculture, la viticulture, la sylviculture, l'écoconstruction, la vannerie et la phytoépuration.
: sureau, viorne, pommier, prunier, cerisier, merisier, noisetier, noyer, frêne, peuplier, tilleul, aulne, saule, osier, cornouiller, grande graminée, roseau, ronce, rosier, houblon, vigne, violette, primevère, alliaire, ail des ours, fraise des bois, oseille, cerfeuil, égopode, bardane, angélique, reine des prés, ortie, oreille des bois, pézize veinée, morillon, morille, mousseron, agaric, volvaire, pleurotes.

Mais le milieu du Sureau n'est pas propice à l'élevage de bétail ou de gibier, la végétation est toxique notamment pour les cochons, les vaches, les moutons, les chèvres, les chevaux, les ânes, les rongeurs et les lapins.
La végétation est favorable à l'élevage de poissons, de volailles ou à l'héliciculture (escargots) dans les milieux humides, ombragés et forestiers.
La végétation est favorable à l'apiculture dans les milieux plus exposés, plus ouverts et plus ensoleillés, comme dans les fruticées et les taillis de prunelliers, en veillant à garantir de bonnes conditions de vie aux animaux, en choisissant des zones protégées de l'humidité pour les volailles et les abeilles par exemple.

La disponibilité de la ressource en eau et l'humidité ambiante semblent bien plus déterminantes pour définir un optimum écologique que la structure du sol, sa granulométrie ou son Ph, car le Sureau noir est très ubiquiste: il vit dans 7 biotopes différents. Le biotope du sureau est peuplé d'une végétation mellifère et odorante aux propriétés médicinales parmi les plus recherchées. Le sureau est lui-même très parfumé. Découvrez l'univers rafraîchissant et parfumé du sureau noir.

Sur le plan pédagogique, je mentionne l'ensemble des possibilités agricoles. Sur le plan éthique, je cautionne uniquement un élevage en plein air qui laisse les animaux en vie!... je vous laisse faire le tri ;-)... il reste 5 activités: les oeufs, le miel en apiculture naturelle, la laine, l'élevage de conservation et les écuries de loisirs, de refuge. J'émets une certaine réserve à la sylviculture et une opposition totale à la déforestation. 

#SUREAU #EAU #APICULTURE #PISCICULTURE #HÉLICICULTURE #MYCICULTURE #ECOCONSTRUCTION #CHAUME #VANNERIE # PHTYOEPURATION #HERBORISTERIE #PARFUMERIE #SYLVICULTURE #ARBORICULTURE #VOLAILLE


1 mars 2015

Le biotope du Noisetier - pollen d'hiver, noisettes et hôte mycorhizien.



Le Noisetier, Corylus Avellana

Le Noisetier est un arbuste à noix rustique, les célèbres et délicieuses noisettes. Il résiste jusqu'à -28°C.

Le noisetier colonise les terrains en cours de reboisement. C'est une plante pionnière des fourrés, des taillis, des fruticées, des haies forestières et des bois de feuillus. Le Noisetier est donc un arbuste essentiel dans un verger traditionnel comme dans une forêt jardin. 

Dans le biotope du Noisetier, les écureuils, les oiseaux, en particulier le geai du chêne et le merle, et les fourmis jouent un rôle essentiel pour la dissémination des graines et la régulation des insectes du Noisetier et de ses plantes compagnes.


Le biotope du Noisetier est propice à l'apiculture, au maraîchage, à la myciculture, au pastoralisme, à l'agroforesterie, à la sylviculture, à la papeterie, la vannerie, le textile...

Le Noisetier est particulièrement propice à l'arboriculture, l'apiculture et à la myciculture. 

Le biotope recomposé sur la base du biotope du Noisetier, semi-sauvage semi-cultivé, est particulièrement propice à accueillir les espèces suivantes: les tilleuls, les cerisiers, les sorbiers, les pruniers, les pommiers, les viornes, les noisetiers, les chèvrefeuilles, les kiwis, les vignes, les concombres, les rosiers, les fraises des bois, les pois et les laitues. Et bien d'autres espèces à découvrir!

le biotope du noisetier est en cours, j'y travaille tout le mois de mars, puis poursuivrait mes observations toute l'année, notamment avec les champignons et les noisettes cette automne. plusieurs compléments d'informations seront ajouter au fur et à mesure. 


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24 janv. 2015

Le biotope de la mâche.

mâche sauvage, sur les berges d'un ruisseau inclinées à 75°, en partie basse, où s'accumule la matière organique. 


La Mâche, valerianella olitoria, valerianella locusta, aussi appelée Doucette, est une salade d'hiver. 

On la consomme sauvage ou cultivée.

Elle pousse dans les lieux sableux, limoneux, à forte humidité atmosphérique, sur les bords des chemins, les fossés, les berges des ruisseaux et même des arènes granitiques et rocheuses, les dalles rocheuses, les pieds des falaises.

La mâche peut donc pousser aussi bien à l'horizontal qu'à la verticale, dans les plaines alluviales comme dans les lieux fortement pentus et accidentés, voir rocheux.

En milieu anthropisé, on la retrouve dans des lieux incultes, les
talus, les jardins retournés, les chemins, les jachères, les jardins, les vergers et les cultures maraîchères.

Il existe des variétés des plaines, des montagnes et de nombreuses variétés littorales, notamment océanique ou méditerranéenne.

Là où il y a érosion et humidité, la mâche est susceptible de s'implanter. La plante vie dans des sols à faible pouvoir de rétention, souvent complètement délavés et destructurés, du à l'érosion et au lessivage, qui laissent des dépôts de matières minérales, notamment de la silice.

Les ressources en humus sont temporaires et essentiellement apportés par les graminées, les limons et les crues. Cette érosion peut être due à des crues, des inondations saisonnières, des pluies battantes, des érosions rocheuses, des sols en pente, des sols drainants ou un travail du sol, un excès d'arrosage et de labour.
mâche des carènes
valerianella carinata

Les stations alluviales ou co-alluviales riches en limons sont des lieux privilégiés pour cultiver la mâche des jardins.

La mâche partage des caractéristiques proches de la vigne; on retrouve d'ailleurs de la mâche spontanée dans les vignes, notamment les variétés Mâche des carène et la Mâche naine.

Il existe plusieurs variétés de mâches qui s'adaptent des sols drainants au sol compactés, des sols sableux ou sol rocheux, des sols acides au sol très calcaire, de stations humides aux stations sèches. Elle a une préférence pour les sols riche en limons, en silice et en calcium.

Les Valerianellas sont de la famille des Valérianacée, comme la Valériane.

Toutes les espèces de mâches sur Tela Botanica.