28 févr. 2014

La mycorhize inversée: la mycorhize carbonnée

La mycohétérotrophie: mycorhize carbonée

Les plantes d'ombres, des sous bois, des couvres sols des forêts, les plantes sans chlorophylle vivant
sous une épaisse canopée ont développée une faculté pour obtenir leur carbone. La contrainte de luminosité étant forte, elles sont dépourvus de chlorophylle car elle n'ont pas la possibilité de développer une photosynthèse du carbone atmosphérique. Au cours de leur évolution, ces plantes sans chlorophylle ont développé une forme peut commune de synthèse de carbone organique: la mycohétérotrophie.

"La mycohétérotrophie est une tendance évolutive forte qui a conduit plusieurs groupes de plantes de sous-bois à converger vers ce mode de vie afin de se procurer du carbone dans un environnement où la lumière nécessaire à la photosynthèse est rare mais où les champignons sont omniprésents, la plupart vivant en symbiose avec les arbres. Certains groupes de plantes forestières compensent les conditions d'éclairement insuffisantes par le recours aux champignons comme pourvoyeurs de composés carbonés." (J. Garbaye).

La relation à trois n'est pas équitable. La relation mycorhizienne et de type ectomycorhize. Le champignon symbiotique développe des ectomycorhizes avec son arbre hôte, mais aussi monotropoïde du côté des monotropes et orchidoïdes du côté des orchidées, éricoïdes pour les éricacées etc...
La relation éctomycorhize sont symbiotiques et équitables. Les autres sont de type unilatérale, voir saprophyte ou parasitaire.

Elle peut être permanente comme pour les plantes sans chlorophylle ou une collaboration transitoire, comme pour les chênes au printemps.

Un groupe de plantes sont des parasites: Elles ne forment pas de mycorhize. Elle suce directement la sève d'une plante ou d'un arbre via des racines suceuses ou des crampon aérien.
les orobanches, les lathrées, les strigas et les cuscutes.
Un autre groupe de plantes est mycorhizien, ou pseudomycorhize, car elle est, en l'état actuel de nos connaissances, unilatérale, et il s'agirait d'une stratégie "trompeuse" avec un champignon symbiotique son arbre. Toutes ces plantes sont des espèces forestières: les orchidées non chlorophylliennes et les monotropes.


20 févr. 2014

Les forêts primaires d'Europe

"Dans une forêt non exploitée par l'homme, 
forces de construction
jeunesse et maturité 
et forces de décomposition 
sénescence et mort 

se distribuent de façon équilibrée dans l'espace"
Recherche en cours
Réserve naturelle
4 forêts primaires en Europe:
Finlande
Pologne: Parc Bialowieza
Biélorussie Forêt de Perucica
Roumanie: hêtraie vierge
Réserve de la Nera
Réserve de Gemenele

En France:
La plupart des forêts dites anciennes ne couvrent que 20 à 300 ha, ce qui ne leur permet pas d'accomplir toutes leurs potentialités. En France, dont près de 15 millions d'hectares sont boisés, le total des réserves intégrales, toutes de trop petite taille, ne dépasse pas 1 000 ha. La plus grande, la réserve du Ventron 300 ha, se situe dans les Hautes Vosges.
Reforestation spontanée après abandon de présence humaine.



Forêt stade 1: phase de jeunesse
Forêt phase 2: maturation et sénescence
Forêt phase 3: "mort" et décomposition
Forêt phase 4: biomasse et revitalisation des sols, trouée dans la végétation

http://www.larecherche.fr/savoirs/autre/europe-foret-primaire-01-09-1996-87552
http://www.foretsanciennes.fr/projets/autres-projets/unesco/
http://www.reserves-naturelles.org/
http://www.monumentaltrees.com/fr/
http://www.botanicalgarden.ubc.ca/
http://www.strangewonderfulthings.com/index.html
http://greif.uni-greifswald.de/floragreif/?flora_search=Taxon
http://www.terrain.net.nz/ taranaki
http://www.terrain.net.nz/friends-of-te-henui-group/friends-of-te-henui.html

14 févr. 2014

L'éloge de l'ombre et de l'humidité

Le Japon a cultivé le lien Homme Nature à travers sa philosophie, l'architecture, la maison,
l'aménagement paysager, l'artisanat, la nourriture, les célébrations et le vivre ensemble. La Nature et le respect sont la matrice de l'âme et du coeur japonais d'antan.

Les jardins d'ombres et de lumière mettent en valeur le lien intime entre les éléments et leur étincelle de vie. La pierre, l'eau, le végétal, les mousses sont prépondérants. Ce sont des jardins aux milles nuances de verts et à la fraîcheur éternelle - aux variances infinies dans le temps - et qui se pâment parfois de couleurs chaudes à la fête de l'automne "Kouyou". Des automnes aux variances de rouge de jaune et de brun.... où se devinent et se ressentent simplement l'intimité de la lumière tamisée, clairsemée ou rasante, la douceur des mousses et la finesse des vapeurs et des gouttes.
Des jardins de mousses dans les temples, les chemins de rosée "rojo", des cours intérieures fleuries d'hortensia et de bambous que l'on vaporise pour rafraichir l'air ambiant en été et entretenir cette verdure luxuriante des ombres (ushimizu), la beauté des choses simples façonnées par les intempéries (shibuimono) 



"shibuimono (littéralement « les choses shibui ») objets réalisés à la main par des artisans à base de matières naturelles très souvent réactives aux effets des intempéries, qui possèdent une beauté et une élégance intemporelles, n’excluant pas le raffinement, mais laissant entendre par leur présence qu’elles sont bien plus que juste suffisantes. La beauté de shibui est enracinée dans la modestie, l’humilité, la discrétion, la subtilité et la nuance… et la disparition de l’inutile, de la superficialité, des artifices. Pour pouvoir l’apprécier, un certain état d’esprit, voire certaines attitudes sont nécessaires, incluant le calme, l’attention et la réflexion. En leur absence, shibui reste invisible pour les yeux et pour le cœur…"

12 févr. 2014

Comment cultiver dans les microclimats froids?

verger de montagne - 1100m Auvergne
En se tournant exclusivement vers les zones chaudes du territoire, nous reléguons les zones froides,
ombragées et pluvieuses au second plan, à l'élevage, à la sylviculture ou aux oubliettes. Nous créons une pauvreté humaine, floristique et économique immense.

Versants Nord, terrain ombragé, sol humide, air frais, air venteux, saisons gélives, hiver enneigé, été courts, températures rudes, terrains pentus, en cuvette, sol rocheux, pauvres, acides, calcaire... voici un joli florilège des zones dites "impropres à l'agriculture".

Heureusement, la biodiversité maraîchère ne se borne pas à la méditerranée. Et l'agriculture extensive permet des libertés et d'oser les challenges un peu à contre courant.

La Nature n'a pas de frontières idéologiques ou économiques, tout pousse à peu près partout sur notre planète, du désert de Gobi au landes arctiques boréales, jusque dans les grandes profondeurs sombres des océans ou au bord des volcans. Mais quoi? Encore faut-il s'y intéresser.

A nous de les considérer d'un point de vue opportuniste plutôt que de se cantonner à notre exotisme. Toute la question est de savoir se repositionner et s'adapter afin de transformer des facteurs limitants en atout. >>> les facteurs limitants en montagne ; permaculture de montagne.


1 févr. 2014

Le réseau racinaire des plantes et des arbres.

L'essentiel de la vie d'une plante se cache sous terre. La partie aérienne n'est que la face immergée de l'iceberg si on peut dire. Le système racinaire des plantes représente 80% de sa biomasse. On recense un record de plusieurs milliers de km carré de racines pour un seul individu:*****.


Les plantes vertes ont la capacité unique de produire leur propre énergie et donc de s'alimenter de manière autonome. Les feuilles sont de véritables panneaux solaires respirant qui ont la capacité de capter et de s'orienter pour optimiser la production de sève, de chaleur, d'eau et de sucre dans toute la plante. Une faculté unique dans le monde vivant qui équilibre leur faible capacité de déplacement en surface.


L'exploration du sol se fait par les racines
C'est cette deuxième tête pensante qui permet aux organismes végétales de capter les nutriments du sol et les faire remonter dans le haut de la plante. La chute des feuilles mortes permet d'enrichir le top soil. Ce cycle fait circuler les nutriments dans les strates du sol et l'aère. C'est ce qui procure cette sensation agréable de marcher sur un sol moelleux en forêt.

"Les racines ont des feuilles" Pascal Cribier, Espace Electra 2008
Les racines se développent toutes l'année, et plus spécialement au printemps et en automne, lorsque le
 cycle de l'azote et celui du carbone s'activent. En hiver, la plante entre en dormance si les températures chutent en dessous de zéro.

Le système foliaire se développe selon le cycle de l'azote, qui s'active au delà de 01°, il est optimal surtout au delà de 15°C, ce qui correspond en moyenne au solstice de printemps; il est à son apogée vers les 28°-35°c, ce qui a pour effet d'arrêter la floraison et de faire baisser ensuite le taux d'azote dans le sol au profit du carbone.

Ce sont les racines qui transforment l'eau de sève en sucre. Ce même sucre peut d'ailleurs être une monnaie d'échange avec des organismes symbiotiques du sol. Et fait partie des postes de dépenses énergétiques prioritaires dans la croissance d'une plante.

La fonction de ces deux cycles est d'assurer une recharge énergétique maximale et permettre au réseau racinaire de se développer, sorte de nomadisme souterrain, d'activer la floraison, l'attraction de pollinisateurs, la fructification et la dispersion de graines.