20 avr. 2013

Pharmacopée naturelle - Plantes médicinales sauvages

LES PLANTES QUI SOIGNENT d' Henri Coupin


Notre sélection de plantes sauvages locales:
à venir...

LES PLANTES QUI TUENT d'Henri Coupin




Ouvrages de référence pour la cueillette





références:
françois couplan
gérard ducerf.
tela botanica.
http://www.passeportsante.net
http://carnetdherboriste.blogspot.fr
http://sauvagement-bon.blogspot.fr
https://www.flickr.com/photos/biodivlibrary/sets/72157632216264004/
socitéét française d'ethnopharmacologie http://www.ethnopharmacologia.org/recherche-dans-prelude/?plant_id=4800
Stage de reconnaissance de plantes de François Couplan:
http://www.couplan.com/fr/stages/stages.php
liste des plantes alimentaires sauvages comestibles, très complet http://robin.arma.perso.neuf.fr/index.html
https://dufondduchaudronauxetoiles.wordpress.com/category/botanique/ethnobotanique/
illustrations: http://www.fineantiqueprintsandart.com/home.php?cat=254&artist=421

Identification de plantes assistée par ordinateur (IAO):
pour les plantes sauvages: http://plantes.sauvages.free.fr/user/tx_especes/index_moteur.html
avec les fleurs: http://abiris.snv.jussieu.fr/flore/flore.html
sur tela botanica: http://www.tela-botanica.org/page:identification_plantes
http://garance.voyageuse.free.fr/botanique/dep_bota2.htm
planches et gravures de plantes, fleurs et fruits: http://raf.dessins.free.fr/2bgal/index.php

http://j-e.febvre.pagesperso-orange.fr/systematique/index.htm
http://plantes-davenir.loncletom.fr/

les champignons médicinaux http://blog.mycology.cornell.edu/2010/04/12/agarikon/
http://gueguen.sebastien.free.fr/Livres/2%20-%20Nourriture/Culture%20des%20champignons,%20mycologie%20-%2015.pdfs/Paul.Stamets.-.Mycelium.running.-.How.mushrooms.can.help.save.the.world.356p.pdf

Allumer un feu





Comment allumer un feu dans la nature?
Technique préhistorique d'allumage par friction plus efficace que sur Kho Lanta... le pourquoi du comment dans cette vidéo!

Champignons: Comprendre, Préserver et Trouver les champignons comestibles.

Partie 1: Comprendre les champignons. 



Les champignons sont la partie visible subterraine d'un organisme vivant souterrain: le mycélium. Le champignon est comme "le fruit" ou "le bourgeon" pour la reproduction grâce aux spores.

Le mycélium est une moisissure souterraine qui se développe en réseau fibreux très fin au niveau de la rhizosphère. L'atmosphère est la partie aérienne des plantes et des arbres; la rhizosphère est la partie souterraine où se développent la vie du sol et les racines.


Les champignons vivent en symbiose ou en parasitisme avec leurs hôtes. Les arbres les plus accueillants en champignons sont les chênes, les ormes, les frênes, les pins, les bouleaux. Un arbre peut accueillir dans ses racines jusqu'à 50 espèces de champignons différents.


La relation mycorhizienne, symbiotique, saprophyte ou parasitaire.

Les champignons forestiers comestibles vivent en majorité en symbiose avec un arbre. Leur culture dépend directement de la croissance d'un arbre hôte et des bactéries vivant dans le sol. La vie du sol est donc essentielle à cette relation d'entraide, qui peut être exclusive ou pas selon les espèces.


Les champignons ne disposent pas de chlorophylle comme les plantes pour se nourrir. Ils n'ont pas de système propre pour capter leur énergie. Ils la puisent donc chez d'autres organismes; ils sont des organismes dits hétérotrophes. Les champignons des forêts puisent le glucose, l'ammonium, le fructose et l'azote dans le sol grâce à des bactéries. Ils les stockent dans les membranes autour des racines de leur arbre ou de leur plante hôte pour former des nodules. Les arbres mycorhizés obtiennent majoritairement leur azote à partir du sol de cette façon grâce aux champignons et autres micro organismes. Les champignons obtiennent en échange du sucre et du carbone.


Les enzimes et les protéines de certaines molécules dans les membranes NOD agissent comme des récepteurs, les kinases. Ils permettent de repérer une plante hôte, de digérer un nutriment et de gérer une infection. Ces symbiotes peuvent aussi interagir pour contrôler positivement une infection grâce à une protéine membranaire, la remorine.

Les relations mycorhiziennes arbusculaires datent de 450 millions d'années; les ectomycorhizes de 250 millions d'années. Les symbioses fixatrices d'azote grâce aux bactéries rhizobium et frankia datent respectivement de 80 et 60 millions d'années. Pour plus d'infos à ce sujet, lire culture de NFP, les plantes fixatrices d'azote





Le cycle de l'arbre hôte.
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Les arbres hôtes ont tout à y gagner! Grâce à la photosynthèse, les végétaux puisent leur énergie de la
lumière via les cellules foliaires (des feuilles) et la transforment en sucres qu'ils transportent dans la sève des feuilles aux racines.  Ils produisent donc leur propre énergie et vont à la recherches de minéraux dans le sol grâce à leur racines. C'est là qu'entre en jeu le mycélium.

En automne, l'arbre aux feuilles caduques laissent tomber ses feuilles sèches sur le sol et fournies de la biomasse carbonée aux microorganismes du sol. Ce couvert permet aussi de maintenir une barrière contre les UV, le gel, et les choc de températures jour/nuit. C'est un formidable isolant thermique pour l'automne, l''hiver et le printemps.

Pendant les belles journées d'automne, le soleil active la production de sucre grâce aux dernières feuilles. Mais l'arbre n'en n'a plus besoin et la sève descend les sucres dans les racines pour la croissance des racines. Le cycle de l'automne est la saison haute pour le développement des racines et de la vie microbienne, avant de s'endormir pour l'hiver et de rejaillir au printemps.

Les feuilles, les fleurs, les fruits, les branches cassées sont alors chaque automne une manière d'enrichir le sol durablement. Et finalement, lorsque l'arbre mourra, il fournira un abris pour les mammifères, les oiseaux et les mircoorganismes. Sa biomasse réintégrera pleinement le sol pour laisser une place enrichie pour les jeunes arbres mûres de la canopée. La boucle est bouclée!

Sucre, chaleur, humidité atmosphérique: les conditions sont réunies pour la fructification des champignons!

Le réseau racinaire du mycélium est très fin et très étendu. Il couvre une large surface dans le sol, parfois de plusieurs km². C'est une aubaine pour le jeune arbre en pleine croissance!

Le mycélium augmente considérablement les ressources nutritives à disposition et la synthèse des minéraux, notamment dans les sols pauvres, rocheux ou sableux. Ils puisent aussi de l'eau jusque dans les plus infimes interstices des roches et protègent leur hôte contre le stress hydrique pendant la sécheresse, notamment en été. En développant leur coopération, le mycélium fournit même des toxines, des substances antiseptiques et antifongiques contre les pathogènes pour permettre à l'arbre de résister aux attaques de parasites et aux maladies. C'est une véritable collaboration, un mutualisme développé depuis des millions d'années.

Cette coopération est très dynamique les 10-15 premières années de vie des arbres avec les mycorhizes arbusculaires essentiellement, puis chutent après cette période pour passer le relais aux ectomycorhizes.

Pourquoi? L'arbre adulte a fini sa croissance verticale, il n'est plus en concurrence pour sa survie, il est pleinement adapté à son environnement et peut subvenir seul à son développement. Il augmente son diamètre plus doucement. Il parraine alors les jeunes arbres germés de ces fruits qu'il aide à se développer via son réseau racinaire. Il les abritent de ses branches des forts UV pendant l'été, des intempéries, des bourrasques de vent, de la sécheresse, voir des animaux.

Le mycelium migre aussi vers d'autres jeunes arbres, plus productifs en sucres. La coopération est transmise à la nouvelle génération par les racines essentiellement mais aussi les spores.

Les arbres et le mycélium peuvent décider de mycorhizer une espèce tiers, comme des noisetiers, des aubépines, des pommiers, des pruniers, des poiriers grâce à des ponts mycorhiziens. Il semblerait que la teneur en sucres jouent un rôle dans cette quête de partenaire tiers.

LES CHAMPIGNONS SYMBIOTES
: amanites, cèpes, bolets, girolles, chanterelles, matsutake, pied de mouton...



Le Cèpe de Bordeaux poussent sous les bouleaux verruqueux, le chêne pédonculé, le chataîgnier et le sapin pectiné.
Les Bolets, nonnettes, cèpes bronzés, cèpe des pins, cèpes d'été poussent sous le pin sylvestre, le chêne pédonculé, le hêtre, le charme, le chataîgnier et le mélèze.
les Amanites des Césars poussent sous les châtaigniers, les chênes pédonculés et les chênes verts.
Les Coulemelles et autres lépiotes poussent sous les hêtres et sous l'épicéa, sur sol sec, silicieux et acides.
Les trompettes des morts poussent sous les hêtres sur sol plutôt calcaire.
Les chanterelles, les girolles poussent sous les sapins pectinés, le hêtre.
Les truffes poussent sous les chênes en terrain calcaire uniquement.
Les lactaires sous le sapins pectiné et les conifères en général.
Les pholiotes changeantes sous les bouleaux et le hêtre.
Les agarics poussent dans les prés mais aussi sous l'épicéa


Tous ces champignons ont la particularité de créer une relation de codépendance avec leur arbre hôte à l'extérieur des racines. C'est ce qu'on appelle une relation ectomycorhizienne. Le mycélium entour les fibules de l'arbre. Contrairement aux relations bactériennes qui pénètrent la racine, que l'on appelle endomychorizienne.

Les champignons poussent donc en symbiose avec leur arbres, sur leurs racines. La fructification apparaît sur un arbre âge d'une 10-15aine d'années minimum, après que l'arbre ai grandit grâce à d'autres variétés intra-cellulaires (endomycorhizes). C'est donc pratique pour le cueilleur: il peut retrouver des coins de cueillette fidèles pour ces espèces de champignons.

Pour apprendre à cultiver vos propres champignons, cliquez ici comment-cultiver-les-champignons?

LES CHAMPIGNONS SAPROPHYTES
: morille, pleurote, shiitake, pézize, oreille de judas.



Les champignons saprophytes se nourrissent de matières organiques en décomposition.

Les Morilles poussent dans les décombres, les lieux incendiées, les prairires sucrées, sous les pommiers, le frêne, l'orme, le peuplier. Elles apparraissent sur les même stations que les entolomes en bouclier.
Les Pleurottes poussent sur la paille, sous les charmes, le hêtre, le peuplier.
Les Shiitake (lentin du chêne) poussent sur le chêne
Les Oreilles de Judas sur les branches de sureau.
Les Pézizes sous les chênes et les frênes.
Le polypore du bouleau.

http://terramorchellarum.com/

LES CHAMPIGNONS "PARASITES"
fomitopsis pinicola
Une bonne partie des champignons parasites sont aussi des hôtes au comportement symbiotique lorsque l'arbre est encore en bonne santé, ils échangeraient des substances probiotiques. Le champignon développerait son mycélium et n'entrerait en fructification qu'une fois l'arbre vieillissant, très blessé ou tombé au sol.



Les champignons saprophytes sont très utiles dans la décomposition des vieux arbres, malades ou morts. Ils réintègrent avec d'autres micro-organismes la matière organique dans le sol.

Le plus emblématiques est l'amadouvier qui affectionnent les peupliers. L'amadouvier fait un excellent allume feu et est utilisé depuis le paléolithique à cet effet. Il peut mesurer jusqu'à 50 cm comme celui-ci.

Ganoderma lipsiense sur peuplier
Mycodigestion : Mycélium brun et mycélium blanc.

la cellulose
la lignine
















TOUT LE DOSSIER CHAMPIGNONS ICI
Comprendre, Préserver et Récolter les champignons comestibles. 1/3
Cueillir, Cuisiner et Conserver les champignons comestibles. 2/3
Cultiver, Récolter et Multiplier les champignons 3/3

sources:
Les Mycorhizes, la nouvelle révolution verte (Fortin, Planchette et Piché).
La permaculture de Sepp Holzer, guide pratique pour jardins et productions agricoles diversifiées.
Les champignonsAlpes magazine, édition 2010, hors série.
Le blog de champignons passion.
La thèse de Paul Sabatier.

>>> http://www.fao.org/docrep/009/y5489f/y5489f06.htm champignons comestibles sauvages référence fao.
>>> base de données interactives mycologiques
http://www.mycodb.fr/
http://www.mycoquebec.org/
http://blog.mycology.cornell.edu/
http://www.flickr.com/photos/cornellfungi
http://terramorchellarum.com/
http://mycorance.free.fr/valchamp/familles.htm
encyclopédie des champignons en ligne  http://books.google.fr/books?id=5uDPawn3pJwC&pg=PA312&lpg=PA312&dq=pourquoi+les+limaces+ne+mangent+pas+les+chanterelles&source=bl&ots=-vZnnSiCeK&sig=zrSQEJE0rQ8EFJgim5PZclafW34&hl=fr&sa=X&ei=qZ7tU_2RJsLX0QWCy4DIDA&ved=0CHAQ6AEwCQ#v=onepage&q=pourquoi%20les%20limaces%20ne%20mangent%20pas%20les%20chanterelles&f=false
famille des basidiomycètes: http://mycorance.free.fr/valchamp/basidiomycetes.htm
famille des ascomycètes: http://mycorance.free.fr/valchamp/ascomycetes.htm
familles des myxomycètes: http://mycorance.free.fr/valchamp/myxomycetes.htm
famille des zygomycètes: http://mycorance.free.fr/valchamp/zygomycetes.htm
les lichens: http://mycorance.free.fr/valchamp/lichens.htm
http://www.leifgoodwin.co.uk/Fungi/FungiByGroup.html
1ère conférence de Kyusei natural farming with effective micro organism Asie 1989 compte rendu en pdf ici: http://pdf.usaid.gov/pdf_docs/PNABK540.pdf
4ème conférence de Kyusei natural farming with effective micro organism en Europe 1995: http://www.teraganix.com/4th-Conference-book-p/6004.htm
kyusei natural farming ave EM - le manuel en pdf ici http://www.apnan.org/APNAN%20Manual.pdf
étude de formation du réseau mycélien: https://www.anbg.gov.au/fungi/mycelium.html
étude des réseaux mycélien: lynne boddy (grande bretagne): http://www.cardiff.ac.uk/biosi/contactsandpeople/stafflist/a-d/boddy-lynne-prof-publications_new.html
http://www.researchgate.net/profile/Lynne_Boddy2/publications
The Ecology and Physiology of the Fungal Mycelium(Lynne Boddy) pdf: http://books.google.fr/books?id=uWGlO2oJP_AC&pg=PA261&lpg=PA261&dq=lynne+boddy+mycelium+biologist&source=bl&ots=DrRdntIYcB&sig=uj0PDua3oXpyRqEZJNFHQBIpiB4&hl=fr&sa=X&ei=DE1PVNWRG4raar_fgYgP&ved=0CEAQ6AEwAw#v=onepage&q=lynne%20boddy%20mycelium%20biologist&f=falseWood decay, and phosphorus and fungal biomass allocation, in my celial cord systems (Wells & Boddy):

19 avr. 2013

Semis, Bouturage et Marcottage et autres techniques de multiplication végétative.

Bouturage, marcottage et pollinisation croisée. 
Bouturer les plantes mères est une manière efficace et rapide de multiplier les plantes, vignes, arbres et arbustes, mais pas que.
http://www.greffer.net/?p=663 
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Cette technique permet de garder la génétique d'une plante choisie, ses propriétés, son goût, sa maturité, ses résistances naturelles. C'est possible d'opérer à partir des jeunes rameaux de bois vert de moins d'un an au printemps, avant le débourrage des bourgeons, juste à la sortie de l'hiver ou à la fin de l'été-début de l'automne. Cela fonctionne également avec les rejets, un rhizome, une racine, voir d'une feuille selon le pouvoir régénérant de la plante. Les plantes aquatiques, les lianes, vignes, les cannes et les fabacées sont parmi les plus prolifiques; c'est pour cela qu'elles sont souvent envahissantes.

Plusieurs techniques:
bouturage simple (plantes feuilles, tomates)
bouturages en aquaponie (menthe, basilic, carotte, betterave, patate douce, papyrus, avocat, noix etc).
bouturage par marcottage, cerclage et fibres (arbre, arbuste)
multiplication par division (certaines feuille, rhizome, pomme de terre, gingembre, tronc d'arbre)
bouturage dans une pomme de terre 
bouturage avec un grain de riz

Comptez environ deux mois pour la repousse des racines.

Savez-vous qu'il en va de même pour les légumes? Vous pouvez faire repousser les têtes des racines type carotte, betterave, salades, choux, blettes, pomme de terre et à peu près tous les légumes vivaces. Vous pouvez replanter les excroissances infertiles des tomates, des framboisiers ou des vignes par exemple, qui deviendront à leur tour des pieds adultes tout à fait productifs. Les graines de ces nouveaux plants clonés auront de nouveau une diversité génétique.


Le bouturage est intéressant, notamment chez les fraisiers, toutes les plantes drageonnantes comme les noisetiers, les fabacées, les rhizomateuses et les plantes aquatiques.

Le bouturage est un bel avantage dans les régions tempérées dont les saisons chaudes sont parfois courtes.
C'est en effet une manière de procéder intéressante dans la résistance au gel. L'adn du rameau qui aura résisté au gel l'hiver va retransmettre au printemps le codage adn de ces cellules à l'ensemble de la plante qui va se renforcer toute entière pour la prochaine saison; et cela fonctionne pour les attaques au maladies, la résistance au vent, aux brûlures UVs, à la sécheresse etc. En veillant à sélectionner ce type de rameau à la fin de l'hiver, la bouture conservera donc ces facultés acquises. C'est un gage de sécurité et une économie certaine pour le jardinier.

Mais le bouturage n'a pas que des avantages. Les plantes adultes issues de boutures sont souvent plus faibles, notamment au niveau racinaire.

Les rejets sont eux plus résistants. Il faut veiller à déterrer le rejet avec toute sa motte de terre symbiotique et ce, tout le long de ces racines pour limiter la casse des radicelles. Il faudra veiller à sectionner avec soin la racine mère qui le relie à l'arbre, comme un cordon ombilical. Appliquer sur les deux une cire d'abeille naturelle cautérisante et désinfectante, pour éviter la fuite des solutés et l'infection par des pathogènes, et pour économiser un stress supplémentaire aux plantes. Ne prélevez qu'un ou deux spécimen, variés les souches, pour conserver la biodiversité génétique de votre futur verger.

Dans le cas d'une forêt comestible, vous pouvez tout simplement favoriser des rejets dont l'implantation est favorable sans toucher au réseau racinaire. Ils deviendront à leur tour adulte, en bénéficiant de l'entretien de sa famille.

Le marcottage
Le marcottage s'inspire de la multiplication végétative par rejet. C'est une manière de créer les conditions d'une branche qui se retrouve au sol, puis recouverte de feuilles mortes et de terre, va développer des racines pour s'implanter dans le sol. Une championne de cette propagation végétative est la ronce! Toutes les plantes et les arbres ont la faculté de se multiplier par marcottage, spontanément ou artificiellement. C'est de loin notre technique préférée. Car la plante mère continue d'alimenter le rameau que vous multipliez.

Pour améliorer les chances de réussite, vous pouvez ajouter une hormone de croissance naturelle. Le mieux est encore de la faire vous-même grâce aux ronces. En effet, la ronce, lorsqu'elle marcotte, sécrète une forte concentration d'hormone de croissance dans les radicelles et la ramification. En sectionnant cette partie blanche, vous pouvez l'écraser dans un mortier, la diluer avec de l'eau de pluie sucrée, la filtrer puis la verser dans votre substrat pour marcottage. +infos sur cette technique dans la vidéo sur "Comment cultiver avec les ronces".

Les éléments clé sont:
- la rencontre d'un substrat
- de l'humidité
- de l'obscurité

1-Le marcottage en cepée

















2- le marcottage aérien

Le marcottage aérien se pratique sur les tiges horizontales basses de l'arbre comme sur les rameaux auxiliaires ou les têtes. Le plus logique est de choisir une branche à l'horizontal. Les plantes étant capables de se repérer dans l'espace et de ressentir la pesanteur; l'information sera plus logique sur un rameau horizontal. Toutefois, notez que l'intérieur de la plante ne subit pas de pesanteur, c'est notamment ce qui permet aux grands arbres d'irriguer la tête des arbres et de faire circuler la sève à plusieurs dizaines de mètres au dessus des racines.
L'horizontal favorise la création de racines et la sortie d'un ou de plusieurs rameaux verticaux, le vertical favorise la montée de sève, l'irrigation du rameau et la production foliaire. Les deux options sont donc viables.

Nous allons indiquer à l'arbre des conditions de multiplication végétative.

Dans la nature il y a plusieurs raisons pour qu'une branche se retrouve au ras du sol:
-poids de la branche qui penche et se courbe vers le sols puis se recouvre de feuilles,
- cassure partielle par le vent, le passage d'un animal etc...

avec incision, sous un noeud.
Nous allons peler la peau extérieure de la branche sur un centimètre ou deux, pour mettre à nu une toute petite partie pour faciliter la création de racines. Ainsi, en retirant le phloème, la sève descendante ne circule plus; seule la sève ascendante circule encore dans le xylème. Pour cette raison, il est donc essentiel de pratiquer le marcottage sur des extrémités! Vous devez rapidement créer un univers de confinement avec de la matière organique stérilisée - pour éviter les pathogènes- avec de la fibre végétale ou organique opacifiante (sciure, fibres de coco, terreau) et arroser immédiatement! Essayez de réaliser l'opération le plus vite possible, quelques secondes sont idéales entre le moment où vous retirer la peau et l'arrosage de la fibre pour éviter la fuite des solutés et le dessèchement. Placer ensuite un film opacifiant, kraft, papier aluminium ou autre; il doit pouvoir résister plusieurs semaines aux pluies et au soleil. Contrôlez régulièrement par temps couvert ou à l'aube le degré d'humidité et d'aération de votre substrat; il ne doit jamais sécher ni moisir.

Comptez environ 2 mois minimum pour réaliser un marcottage viable - le temps que les racines se développent.

série photos sur www.greffer.net

sans insicion, au niveau d'un noeud.
Vous pouvez aussi ne pas pratiquer d'incision. Dans ce cas, choisissez un noeud dans la tige, de préférence avec un oeil à bois, et non un oeil à fleurs. C'est la partie où se crée les feuilles ou les tiges auxiliaires. Cette fois ci, en milieu sombre et humide, la plante va créer des racines plutôt q'une feuille. L'idéal est de réaliser le marcottage à la fin de l'hiver, juste avant la remontée de sève du printemps, en février par exemple - Si des feuilles existent déjà lorsque vous voulez le faire, retirez les délicatement sur un ou deux noeuds. Au dessus des 10°c, c'est l'idéal, 15° sont aussi ok. Evitez au delà mais c'est possible. Sachez toute fois que la plante ne peut pas tout faire à la fois: créer des feuilles, des racines, des fleurs et des fruits. Respecter son cycle végétatif, c'est vous assurer une bonne réussite.


Nous vous recommandons fortement cette manière de faire car elle est la plus douce pour la plante et la plus proche de se qui se passe en forêt. Moins la plante subie de stress et de manipulations, meilleure est votre intervention et la santé de vos plantes.

Vous pouvez pratiquer cette opération sur des espèces sauvages en forêt, sur des spécimens aux caractéristiques atypiques, et revenir rechercher vos plants à la fin du printemps ou à l'automne, pour les replanter en pleine terre. Plus le réseau racinaire est développé, meilleures sont les chances d'implantation, d'enracinement et de survie de votre nouvelle plante.

Comptez environ 2 mois minimum pour réaliser un marcottage viable.



Greffe, nanisme et arbre multifruits.
Dans le cas de la greffe, l'arbre hôte lutte toujours pour reprendre sa croissance et demande une maintenance des excroissances avant d'arriver à une tolérance stable ou subie. L'arbre fruitier est souvent plus petit. Le nanisme est une pratique de culture urbaine optimale, qui permet de garder à échelle d'homme un arbre fruitier. On peut même faire un arbre multifruits ou arbre cocktail avec plusieurs greffons sur le même arbre hôte et récolter ainsi pomme, poire, coings, pêche, prunes et cerisiers sur le même arbre de son balcon. Dans ce cas, privilégier les variétés de la même sous espèce.


Un des plus tolérant est l'aubépine Crataegus sp.- C.monogyna en particulier-, c'est une espèce pionnière il est l’ancêtre sauvage de la majorité des arbres fruitiers des variétés de rosacées, il partage donc une partie commune de leur génétique. L'aubépine,en tant qu'arbre pionnier, doit toujours être présent dans une culture d'espèce cultivées sativus ou domestica car il attire les partenaires symbiotiques essentiels - champignons, insectes, pollinisateurs, oiseaux, mamifères etc...




Familles des rosacées - l'Aubépine Crataegus monogyna, Crataegus azarolus en zone méditerranéenne,
Familles rosacées variétés Prunacées, pruniers, abricotiers, amandier  - Prunellier Prunus spinosa
Familles rosacées variétés de cerisiers - Merisier Prunus avium
Familles rosacées variétés poiriés et nashi- Poirier sauvage Pirus malus
Familles rosacées variétés de pommiers et cognassier - Pommier sauvage Malus silvestri, Cydonia silvestri
Familles rosacées variétés de néflier d'Europe - Néflier sauvage Mespilus germanica
Famille des - l'amélanchier
Famillies des Sorbiers, le Cormier (sorbus domestica) - le sorbier des oiseleurs sorbus acuparia, l'alisier blanc sorbus aria.
Famille des eleagnus - eleagnus
Familles des pêchers, nectarines
Familles des abricotiers
Familles des amandiers - amandier sauvage amande amer (toxique)
Familles des oliviers
Familles des rutacées citronniers - Poncirus trifoliata
Famille des ficus - figuier


LES LIMITES DE CETTE PRATIQUE
L'arbre d'origine reproduira toujours des rejets au niveau du tronc pour sa survie, et les graines du fruit hybride ne témoignent pas d'une symbiose car elles gardent la génétique majoritaire de l'arbre mère. Les graines seront donc toujours plus proches de l'adn du porte greffe et non du greffon. Les semences sont souvent dégénératives lorsqu'il s'agit d'hybridation, particulièrement chez les plantes annuelles. Rares sont les hybrides stables, et se limitent souvent aux hybridations spontanées inter espèces. Ce qui témoigne des limites de cette pratique. Et on peut s'interroger sur cette greffe forcée.

>>> La greffe n'a donc pas d'avantage sur le long terme et n'est pas un héritage philogénétique. La seule transmission possible est le bouturage ou le marcottage aérien.

Il y a une différence évidente entre :
_ le bouturage ou le marcottage, qui sont une multiplication cellulaire issue des rejets, d'excroissances, de rameaux sains, de feuilles
_ et le greffage forcé à proprement parlé.

Nous trouvons la pratique de la greffe proche du parasitisme voir de la torture pour le végétal hôte.

Il est plus intéressant de jouer la carte de la pollinisation croisée. Cette stratégie, les angiospermes ont mis des milliers d'années à la développer et à a la perfectionner pour obtenir des hybridations naturelles. Les espèces dioïques mais également chez les monoïques, en présence de pollinisation croisée possible, privilégient également cette forme.

>>> Le clonage n'est qu'une aptitude de survie pour le végétal et de colonisation rapide d'un territoire, pas une méthode de reproduction préférentielle.

Clonage et famine: une limite bien connue
Saviez-vous que la plupart des famines d'Europe auraient pu être évitées? Les grandes épidémies sur les cultures de pomme de terre par exemple sont dues au fait que toutes les cultures à travers l'Europe provenaient de clones de quelques pomme de terre mères seulement. Lorsqu'une pomme de terre s'est montrée non résistante à cette nouvelle maladie, tous les clones allaient inévitablement subir le même sort. Alors que dans une mixité génétique, il existe toujours des souches résistantes, et une capacité des plantes d'avertir leurs consœurs pour renforcer leur système de défense -notamment via l'épaississement de leur parroie cellulaire et l'augmentation de leurs tanins - dès la première attaque stressante. Et de faire appel au réseau d'entre aide des micro organismes du sol, des échanges symbiotiques avec des champignons, des bactéries, des enzymes de plantes compagnes. De mobiliser les insectes, les oiseaux, les mammifères associés à la plante. Une communauté de clones n'a aucun moyen de défense ni de réseau symbiotique d'entre-aide à qui faire appel; elles sont déconnectées de toute vie, comme des zombies fabriquées par l'agriculture industrielle et dépendante de la chimie. Quelle tristesse et quelle désolation dans les champs de nos campagnes!

Que l'histoire nous serve de leçon. Ce que les semenciers de l'agroalimentaire ne semblent toujours pas considérer comme un facteur risque majeur. Les produits chimiques n'auront pas toujours réponse à tout, et il arrivera un jour où l'on fera face de nouveau à une famine massive vu les pratiques culturales.

L'aléatoire doit re-faire partie des paramètres de l'agriculture proche de la nature plutôt que de l'hypercontrôle industriel. L'imprévu et les surprises sont une source de découverte également gustative.

Le clonage extrême, les OGM et les méthodes agressives sur le végétal frôlent avec les risques de famine à répétition. Il est tant d'arrêter avec la domination de la Nature.

>>> Nous recommandons donc l'usage du bouturage de manière raisonnée et limitée, comme toutes les multiplications végétatives.  La multiplication végétative est une aptitude de survie pour le végétal pour coloniser rapidement un territoire en condition de stress ou de faibles ressources vitales (ombre, carences nutritives, blocage des nutriments, destructuration du complexe argilo-humique du sol, perte de vie du sol, surexposition aux uvs, gel, vent, sécheresse, été courts, avancer de la forêt), souvent pour le protéger et le régénérer, ce n'est pas une méthode de reproduction préférentielle. Nous encourageons la culture par semis et par pollinisation croisée, spontanée ou semi contrôlée, particulièrement en agriculture naturelle. 

Planter un jardin forestier en respectant les cycles de fécondation et de pollinisation des plantes à fruits:
_ favoriser un milieu diversifié (polyculture)
_ favoriser la polymorphie
_ privilégier les plants sexués (allogamie)
_ pratiquer modérément le marcottage et le bouturage
_ favoriser la plantation par germination si possible.
_ mixer les plants sauvages et les plants cultivés
_ diversifier les provenances des semences/plants de plusieurs fournisseurs ou sites.
_ favoriser la zoochorie en installant des niches écologiques, des hôtel à insectes, des plantes mellifères, des abeilles, des pollinisateurs, des haies plantées, des espèces pérennes type merisier ou aubépine.
_ respecter une aire vitale pour chaque arbre dans une cohésion globale.
_ créer un design qui favorise la synergie entre la faune, la flore et la fonge.

La diversité génétique est la seule garante de la durabilité d'une espèce et de sa pérennité, face aux maladies par exemple, et pour son adaptabilité climatologique et phytosociologique.

Pour plus d'informations, consultez l'article sur "La biodiversité et l'allogamie: deux stratégies d'évolution chez les angiospermes".

Le Semis
Les arbres issus de graines germées ont un meilleur système racinaire. Les végétaux sont en effet plus grands, plus forts et plus résistants, car plus ancrer dans le sol. Ils n'ont pas subi de lésions ou d'infections lors des manipulations de bouturage. Ils sont également mieux mycorhizés et développent un système racinaire parrainé par les arbres séniors de la communauté du biotope et tous les micro-organismes symbiotiques associés; ils développent un système de communication plus efficace.

Et tout simplement, leur diversité génétique est mieux adaptée à l'environnement d'implantation du à la sélection naturelle dès la germination. Veillez donc toujours à mixer votre substrat avec la terre de votre terrain lors de vos semis qui contient les micro-organismes est les ressources disponibles aux quels devra s'adapter la plante; évitez le 100% terreau industriel.

La rhizogénèse: le développement du système racinaire.
La rhizogénèse est le développement des racines et des rejets. Le nouveau domaine de recherche consacrée à l'étude de l'intelligence végétale et du système neuronale des racines s'appellent la "Neurobiologie végétale". Comme toute nouvelle recherche, elle soulève la controverse et cherche encore une dénomination avec des termes non galvaudés d'affects et de présupposés.

Les racines premières et les radicelles sont les têtes pensantes de la plante à l'étude. Elles montrent une activité bioélectrique et chimique entre le 1er mm et le 2ème mm, un peu comme un lombric. Cette zone clé permet à la plante de sonder le sol, de s'orienter, de chercher des nutriments, de communiquer avec les micro organismes, d'adapter la croissance du réseau racinaire en fonction des données récoltées et échangées etc... une fois cette tête de racine coupée, la pousse devient linéaire et constante. Il est donc essentiel de préserver au maximum le réseau racinaire et de déterrer large autour du plant; et de ne surtout pas arracher la plante!

Plus d'infos ici: http://planete.gaia.free.fr/vegetal/botanique/intelligence.html Et nos articles sur l'intelligence des plantes et leur système de communication:
http://permaforet.blogspot.fr/2013/12/phytosociologie-la-communication-et-les.html
http://permaforet.blogspot.fr/2013/12/agriculture-synergique-les-strategies.html
http://permaforet.blogspot.fr/2014/02/le-reseau-racinaire-des-plantes-et-des.html


Pour plus d'informations sur la croissance des végétaux et leur physiologie racinaire et bourgeonnante consulter http://www.chambon.ac-versailles.fr/science/jardin/physio/croisce.htm
http://www.jardiner-autrement.fr/1-prevenir/nourrir-le-sol-et-les-plantes/51-les-besoins-des-plantes-pour-croitre-et-se-developper
ouvrage: La physiologie végétale de William Hopkins (consultable gratuitement on line).
http://www.fruitsaladtrees.com/
http://bernard.lagrelle.pagesperso-orange.fr/AA%20culture/culture%20d%E9taill%E9e/fertilisation/role%20des%20elements%20mineraux.htm
l'ABC de la bouture: http://www.amazon.fr/LABC-bouture-Rosenn-Le-Page/dp/284038955X/ref=pd_rhf_eetyp_s_cp_7_3TVD?ie=UTF8&refRID=1GBKMRZQ8NV3VQTM9H1Z
www.greffer.net